dimanche, 05 octobre 2008
Où le malheur des uns fait le bonheur des autres
Les ventes du site psycho-travail.com explosent en ce moment. Ses fondateurs en sont plutôt contents, on peut le comprendre après deux années d'investissements financier et énergétique total, sans rémunération et en assurant à peine l'équilibre des comptes. Mais doit-on s'en réjouir ?
En effet, les ventes en ligne sont essentiellement concentrées sur les fiches-synthèses et les dossiers qui parlent de harcèlement, de gestion du stress, de démotivation, de tensions au travail, comme "faire reconnaître ses efforts" ou encore "comment gérer la relation victime-bourreau-sauveteur ?" et autres "comment désamorcer un conflit ?"...
A ce compte-là, on peut considérer que le marché s'agrandit, que des besoins accrus se révèlent... Mais c'est un bien triste constat pour notre société, notre économie, notre modèle de management.
A méditer.
19:59 Publié dans management | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, stress, harcèlement
mercredi, 12 mars 2008
Stess au travail
Les effets du stress au travail, c'est un sujet qui commence à devenir à la mode.
Sur psycho-travail.com, ça fait des années qu'on en parle.... Le stress au travail, c'est normal : travailler, avoir la responsabilité de mener une tâche à bonne fin, c'est un stress. Ce n'est pas ça qui déclenche des pathologies ennuyeuses voire graves, ce n'est pas ça qui déclenche des pulsions suicidaires, parfois menées à terme.
Ce qui déclenche et qui fait causer, de nos jours, c'est le harcèlement : la pression de la hiérarchie sur les résultats, les horaires stupides, le manque de communication, de respect et de considération pour celui ou celle qui, pourtant, fait le boulot. Au bureau, on aimerait bien avoir vos témoignages : allez-y de vos commentaires, on va répondre !
20:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : stress, travail, harcèlement
jeudi, 22 novembre 2007
Travailler plus, oui mais si on est environné de c... ?
Un sujet récurrent : la mesquinerie, la bêtise et le harcèlement stupide au boulot...
Commme le rappellent régulièrement des notes et commentaires sur nos blogs, un site, un livre, des témoignages et animations sympa sont à votre disposition :
http://travailler-avec-des-cons.hautetfort.com/
...pour partager vos expériences et en lire d'hallucinantes. Comme quoi, on peut se déstresser et échapper à son propre malheur en lisant le récit du malheur des autres.
09:20 Publié dans management | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : travail, bureau, boulot, harcèlement
vendredi, 09 novembre 2007
Stress au travail et suicide
Depuis la fin de l'année 2006, les suicides sur le lieu du travail ou attribués aux conditions de travail ont fait irruption dans la sphère médiatique. Est-ce un phénomène nouveau ? En augmentation ? Comment peut-on expliquer cette « épidémie » ? Face à cet acte extrême, que faire dans l'entreprise ? Ce dossier fait le point sur le sujet. La prévention des suicides au travail passe par une démarche globale de prévention des risques psychosociaux.
L' INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) fait paraître sur son site (faire une recherche de thème stress + suicide) les résultats de son étude sur le lien entre le stress au travail et le suicide.
Edifiant.
On s'en doutait un peu. Si les Caisses d'assurance maladie mettent un peu de temps à officialiser les causes de certains suicides comme issues des conditions de travail, on peut le comprendre : il y a pas mal d'argent en jeu, l'instruction du dossier doit être sérieuse. Mais le simple bon sens nous faisait nous douter de ce résultat bien avant la clôture des enquêtes.
Dans ma vie passée de consultant formateur dans de grandes entreprises, j'ai rencontré une grande proportions d'employés voire de cadres stressés. Stressés par leurs responsabilités, par le rythme soutenu nécessaire à accomplir leurs missions, certes. Mais stressés surtout par leur hiérarchie immédiate, souvent particulièrement médiocre et incapable de motiver positivement, ne connaissant que la pression et la contrainte pour atteindre leur objectif.
Faisons-leur prendre conscience, à ces médiocres-là, de leur responsabilité et du risque pénal encouru. Après tout, ils ne connaissent que la menace pour manager leurs équipes : peut-être seront -ils sensibles à celle qui pèse sur eux ?
Allez-y de vos témoignages, réagissez !
à bientôt de vous lire,
CR
06:35 Publié dans management | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : stress, trvail, harcèlement, suicide
dimanche, 22 juillet 2007
Vivent les vacances !
On croyait être en vacances. Déjà une paire de chassé-croisés sur l'autoroute du sud, la météo des plages et le tour de France qui prennent plus de temps aux infos que le meurtre d'otages en Afghanistan...
Mais c'est l'actualité sociale qui nous rattrappe : encore (encore !) une TS (tentative de suicide, dans le jargon) de salariée sur son lieu de travail. Motivée si l'on en crois la grand'presse par l'annonce de délocalisation de son emploi, c'est-à-dire de perte de son emploi.
Abraham Maslow avait défini l'échelle des besoins humains, il y a de cela maintenant plus de cinquante ans. Il classait le besoin de sécurité parmi les besoins basiques, juste après les besoins physiologiques à court terme (boire-manger-dormir, en gros.) Il avait bien raison d'affirmer qu'une personne ne peut se préoccuper de satisfaire ses besoins supérieurs (socialisation et appartenance, reconnaissance, réalisation de soi...) si les besoins basiques ne sont pas remplis.
L'entreprise, le travail, l'emploi donnait jusqu'à nos jours de bonnes réponses à ces derniers : une rémunération pour survivre, une équipe ou un clan auquel appartenir, un management respectueux qui sait reconnaître la place de chacun, voire parfois la possibilité de "s'éclater", de réaliser quelque chose... Mais le besoin de sécurité (pérennité de l'entreprise et de l'emploi dans l'entreprise) n'est plus assuré. Même dans une société en bonne santé, la menace est toujours là, que la logique financière mette la structure en péril.
Restructurations, dégraissages... Les gestionnaires à courte vue (limitée à leur compte en T et à la dernière ligne des soldes intermédiaires de gestion) ne réfléchissent pas au delà de la satisfaction immédiate du marché boursier. Il faut dire que les actionnaires (qui ne sont plus vraiment des investisseurs puisqu'ils investissent dans leur propre portefeuille plutôt que dans les moyens de production de l'entreprise) ont une logique de rats devant le fromage : la simple annonce d'une restructuration les pousse à acheter.
Tout ce beau monde oublie que le capital humain est bien plus difficile et coûteux à constituer, à motiver, à remplacer que le capital financier. Si l'on ajoute à cela la médiocrité humaine du management intermédiaire (spécialité française, soit dit en passant), on arrive à piloter l'entreprise en négligeant le seul actif intéressant : les gens qui font tourner la boutique. Et qui ont besoin de sécurité, de reconnaissance, d'estime, d'amour...
En désespoir de cause, certains salariés perdus ne trouvent qu'une manière de se singulariser, de se faire enfin remarquer, de se venger aussi de leur petit chef. Un peu comme le gamin mal choyé qui ne trouve qu'une solution pour récolter les marques d'attention qui lui manquent : la grosse bêtise. Mieux vaut une fessée que l'indifférence.
Seulement, là, c'est grave. Il y a mort d'homme ou quasi-mort d'homme.
Je me prends à rêver que le taux de conflits et de suicides dans les entreprises soit mesuré par un institut indépendant : en tant que marque d'incapacité managériale, ce serait un indicateur intéressant sur la valeur d'une boîte. Et les boursicoteurs de tout poils seraient bien insiprés d'en tenir compte dans leur stratégie d'achat : l'expérience montre que les entreprises qui négligent le facteur humain n'ont pas de long avenir.
09:45 Publié dans management | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : management, restructuration, dégraissage, emploi, travail, suicide, harcèlement
mercredi, 11 juillet 2007
Jamais un sans trois
Je parlais avant-hier du soupçon de harcèlement moral comme cause possible du départ précipité du chef de cabinet du Garde des Sceaux. Rumeurs et conjectures que tout cela, démenties par la version officielle de la démission pour raisons personnelles.
Las, les radios annonçaient hier après-midi - scoop confirmé dans la presse écrite de ce matin - le départ de trois nouveaux collaborateurs-clefs du cabinet.
Cela semble tout de même confirmer la thèse du problème d'ambiance de travail, qui serait insupportable à certains. Et cela rentre bien dans les symptômes habituels observés en cas de harcèlement moral (voir précisions sur le phénomène sur des sites bien informés comme France5 Emploi.fr, redpsy.com ou www.psycho-travail.com).
Mais au delà d'une nouvelle "affaire", somme toute assez bénigne puisque les victimes supposées savent se défendre - notamment par la fuite - et qu'il n'y a pas déprime voire suicide à la clef, on peut s'interroger sur un phénomène de gap culturel : les habitudes de fonctionnement et de travail de hautes personnalités issues de la Chancellerie (que l'on imagine bien rythmées par la lenteur et la sérénité qui sont des valeurs de la justice, laquelle ne tranche pas souverainement sous la pression) seraient trop différentes de celles de leur nouvelle chef de file. Culture du résultat, volonté d'imprimer un rythme soutenu et de mettre en avant les progrès effectués (effet d'annonce). tout cela est en effet incompatible avec l'esprit souverain et indépendant de la Justice française.
La question qui se pose alors est de savoir si de hauts magistrats pourront assumer les tâches de direction de l'institution, sous un leadership aussi musclé. Aura-t-on au cabinet du Garde des Sceaux des jeunes loups ambitieux, dynamiques, branchés web 2.0 et reporting hebdomadaire ?
08:40 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harcèlement, démission, fuite, stress, Rachida Dati, Michel Dobkine
lundi, 09 juillet 2007
Un chef de cabinet démissionne
Après sept semaines de bons et loyaux services, le chef de cabinet de not'minisse-garde-des-sceaux rend son tablier. Officiellement pour raisons personnelles, réellement : on ne saura jamais.
Donc nous pouvons nous perdre en conjectures : certaines sources bien informées (20min, par ex.) rapportent des faits qui s'apparentent au harcèlement moral : emploi du temps imposé incompatible avec une vie de famille normale, difficultés relationnelles (euphémisme) voire problèmes de considération et d'estime (euphémisme bis).
A titre personnel, je m'imagine bien la scène, voire les scènes, et l'hypothèse du harcèlement me paraît plausible. Dans ces cas là, c'est le plus intelligent qui adopte une stratégie de sortie le plus tôt : ici la fuite.
La fuite (démission, dans le cas présent) est une stratégie fort honorable et en tout cas efficace. Comme le disait Hans Seyle, le père fondateur du concept de stress, dans les années soixante-dix : "bats-toi farouchement pour ce que tu crois être une juste cause, mais abandonne tout effort si tu te sais battu".
Donc, pour la victime agissante au mieux de son intégrité et de son écologie personnelle, pas de commentaire à avoir sur les spéculations diverses : laisser tomber. Ne pas même réagir aux insinuations. Inutile de démentir quoi que ce soit, c'est perte d'énergie. "... les chiens aboient,..."
Et vous, qu'en pensez-vous ?
09:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harcèlement, démission, fuite, stress, Rachida Dati, Michel Dobkine












